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Région de Maradi, Niger, du 22 Octobre au 2 Novembre 2017
 

Au cours des dernières années, le changement climatique est devenu une question prioritaire et stratégique dans le cadre des processus de développement rural. Ses effets doivent être compris, analysés et évalués afin de renforcer les capacités des sociétés à identifier et à saisir les opportunités et de renforcer les capac-ités de résilience pour leur permettre d’affronter les nouveaux défis provoqués par ces phénomènes aux niveaux régional, national et local.

 

En Afrique de l’Ouest et du Centre, le changement climatique a eu de graves conséquences, comme en témoignent les périodes de précipitations irrégulières, de vents violents, de sécheresse et d’inondations. Dans les années à venir, la région devrait connaître une aggravation de ces effets négatifs qui se traduiront par une hausse des températures, l’avancée du désert et l’érosion galopante des terres ainsi que l’accentua-tion de la sévérité et de la fréquence des événements climatiques de plus en plus imprévisibles, créant des risques accrus en matière d’accès et de disponibilité des ressources naturelles.

 

Plus précisément, dans le Sahel, l’une des régions les plus vulnérables au monde en raison de ses conditions d’aridité extrême et de ses variations climatiques importantes, des milliers d’agriculteurs, de communautés d’éleveurs et de pêcheurs ont subi de plein fouet les effets du changement climatique, et vécu une aggrava-tion des situations de crises humanitaires et d’insécurité alimentaire chroniques.

 

Les chocs climatiques cycliques ont entraîné des crises alimentaires dans la sous-région. L’insécurité alimen-taire s’est produite à plusieurs reprises ces dernières années (2005, 2008, 2010 et 2012), accentuant la vulnéra-bilité des populations. La dernière d’entre elles (2012) a été sévère, touchant près de 18 millions de personnes, exposant un million d’enfants à des risques nutritionnels importants et ouvrant la voie à des problèmes de développement à long terme1. Ces épisodes découlent en partie du changement climatique qui provoque de longs cycles de sécheresses, parfois suivis d’inondations, ou de précipitations imprévisibles, qui arrivent trop tard, se terminent trop tôt, avec des pluies trop espacées ou qui provoquent l’inondation des champs à cause de pluies diluviennes qui s’abattent en une seule journée.

 

Pour faire face à ces chocs climatiques, il est primordial et urgent d’élaborer des stratégies d’adaptation et des pratiques de réduction des risques de catastrophe basées sur des approches locales afin de garantir les conditions de vie des populations les plus pauvres et les plus vulnérables.
Une adaptation efficace à la variabilité climatique dépend de plusieurs facteurs: (i) changement/adoption de pratiques agricoles intelligentes, (ii) renforcement des capacités sur les stratégies et les pratiques d’adapta-tion permettant la prise de décision pour le présent et l’avenir; (iii) accès à l’information météorologique pour les saisons à venir; (iv) environnement socio-économique et financier favorable; (v) accès aux infrastructures et technologies résilientes au changement climatique et (vi) accès aux débouchés.


Dans la région du Sahel, le Niger fait partie des pays où le développement du secteur agricole est menacé. Il représente environ 50% du PIB du pays et se révèle très vulnérable aux variations induites par le changement climatique tels que l’aggravation de la désertification, de la sécheresse et des inondations. Avec seulement 15% des terres arables, toute avancée supplémentaire du Sahara serait très préjudiciable à l’économie du pays et aux moyens de subsistance de la population.

 

Le Niger est riche de ses nombreuses expériences axées sur le renforcement des capacités de résilience de la population pour relever les défis résultant des chocs climatiques : il s’agit donc d’un « laboratoire » de solutions innovantes pour l’adaptation au changement climatique.

 

Depuis 1998, le Niger fait l’objet d’une forte pression sur les terres cultivables en raison d’un taux de croissance démographique extrêmement élevé. Les projets financés par le Fonds international pour le développement agricole (FIDA) ont permis d’améliorer la santé des sols et les rendements agricoles grâce à la Régénéra-tion Naturelle Assistée (RNA) et aux activités de restauration des terres. La RNA est une technologie simple et économique, ce qui encourage le ministère de l’Environnement à intégrer la pratique de RNA dans sa stratégie et à l’étendre à l’échelle nationale.

 

En septembre 2012, le FIDA a lancé le Programme d’adaptation de l’agriculture paysanne (ASAP), qui est à ce jour le plus grand programme d’adaptation destiné aux petits producteurs, ce qui permet à ces derniers d’améliorer leur sécurité alimentaire et leur alimentation, d’accroitre leurs revenus, et de renforcer leur résilience face aux effets négatifs du changement climatique. Au Niger, le « Programme de développement de l’agricole familiale dans les régions de Maradi, Tahoua et Zinder » (ProDAF) bénéficie du soutien de l’ASAP afin de ga-rantir la durabilité des systèmes de production en assurant leur résilience au changement climatique.

 

Le Programme d’apprentissage à l’adaptation pour l’Afrique (ALP), a été mis en œuvre par Care Interna-tional au Niger, au Ghana, au Kenya et au Mozambique. Grâce à ses approches et stratégies d’adaptation à base communautaire (ABC) au sein des communautés agricoles et pastorales, ce programme aide les com-munautés vulnérables à devenir plus résistantes aux conditions climatiques extrêmes.

 

Ces initiatives ont évolué au cours des dernières années, et ont permis de lancer un des innovations locales de renforcement des capacités technique, économique et sociale des ménages, des communautés et col-lectivités locales pour faire face au changement climatique et à ses conséquences. Elles ont ainsi contribué au renforcement des capacités de résilience des communautés rurales et à l’amélioration de leurs activités de production pour garantir des conditions de vie durables.

 

Pour plus d’informations, veuillez envoyer un e-mail aux adresses ci-dessous ou appeler PROCASUR: 

 

Mme. Lia Poggio: lpoggio@procasur.org, Tel: +221 776471204
Mme. María José Araya: mjaraya@procasur.org
M. Bamba Sene: gestiondessavoirs@procasur.org, Tel : +221 773596807
Nous serons heureux de vous aider !
L’équipe de PROCASUR en Afrique de l’Ouest et Central

 

 

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